Description
La Serpenta de Sarah-Maude Labbé
Le trafic d’enfants est un fléau mondial, impitoyable et sinistre, qui prend en otage des gamins innocents et les plonge dans l’enfer obscur de la traite infantile. Ce commerce odieux, échappant aux limites des frontières et à l’éthique humaine, a touché Luna, la princesse des Devil’s Phoenix qui font tout pour la retrouver, sans succès. Jusqu’au jour où on leur annonce sa mort, qui vient anéantir ce qui leur restait d’espoir.
Treize ans plus tard, Jeffrey lutte encore pour surmonter son deuil. Il vit avec le poids écrasant de la culpabilité de ne pas avoir réussi à la protéger.
Son chemin croise celui d’Athéna, qui essaie en vain de se libérer d’un passé oppressant, peut-être par hasard, peut-être par destin. Une attraction mystérieuse les rapproche, ravivant leurs tourments personnels.
Au milieu des trafics et de l’ombre menaçante de La Serpenta, figure redoutée des milieux criminels, celle à laquelle personne n’ose se confronter, Jeffrey s’interroge : doit-il exposer Athéna à son monde dangereux ?
Des secrets émergents à la lumière, des pans de leur passé se dévoilent et une quête de vengeance s’alimente au cœur de la tourmente, ils s’aventurent sur une route pavée d’incertitudes.
Parviendront-ils à s’en sortir sans y laisser des parts d’eux-mêmes ?
💡 Tropes & Thématiques :
- Romance bikers / romance à suspense
- Traite d’enfants et trafic humain
- Deuil et culpabilité
- Secrets de passé et révélations
- Quête de vengeance personnelle
- Attraction mystérieuse et amour en temps de tourmente
- Vengeance et justice dans un monde criminel
- Mondes parallèles : l’amour et la criminalité
- Exposition au danger et dilemme moral




Sandrine josse –
📌MON AVIS : Une histoire trés différentes de celles que j’ai pu lire jusqu’à présent. Certes l’histoire évolue autour de l’univers des bikers mais ce n’est pas le sujet principal. Ici on a affaire à La Serpenta, personnage égnimatique aux yeux de tous mais qui séme le chaos et les cadavres partout où elle passe. Son passé est au delà de ce que quiconque pourrait imaginer mais son futur pourrait enfin se reconstruire grace à la résilience et à l’amour à condition de survivre au présent.
A lire pour les fans de bikers mais pas que..😉
Vert Emeraude –
Petit point historique pour commencer. Aujourd’hui encore, le trafic d’enfants sévit dans le monde. En 2010, plusieurs groupes ont été rassemblés pour lutter contre cette traite, aujourd’hui appelée ONUDC. Malgré ces efforts, 156 pays en sont toujours victimes. Plus de 1 000 affaires judiciaires ont été jugées entre 2013 et 2023, et l’on trouve encore sur le net des appels à contribution de jeunes chercheurs pour tenter de comprendre et de combattre ce fléau qui brise tant de familles. La violence est toujours bien présente, et ne cesse d’évoluer.
C’est précisément de cela que parle le roman que je vous présente aujourd’hui.
Nous rencontrons d’abord Athéna. Âgée de 23 ans, elle porte un passé lourd qu’elle refuse de dévoiler, quelle que soit la pression. Athéna est forte, combattante, solide. Pourtant, en elle, quelque chose continue de saigner. Une douleur qu’elle seule devra affronter. Après un road trip, elle finit par poser ses valises à Chicago et accepte un poste dans un café. C’est là qu’elle rencontrera sa confidente, sa troisième épaule, sa première et meilleure amie : Ophélia.
Luna est également l’un des personnages du roman, même si elle n’est pas mise en avant dès le début. Kidnappée à l’âge de 5 ans par un réseau de trafic d’enfants, elle a dû endurer l’impensable : abus sexuels, entraînement au maniement des armes, privations, violences. Son histoire est bouleversante, bouleversante au point de vous hanter. Tout cela pour finir… dans un cercueil. Elle formait un trio inséparable avec Jeffrey et Mylo. Depuis sa disparition, ces deux-là — tout comme sa famille — vivent enfermés dans un deuil sans fin.
Jeffrey, 28 ans, est membre depuis huit ans du club de bikers Devil’s Phoenix. Frère d’armes, il se bat chaque jour contre le trafic d’enfants. Est-ce vraiment surprenant ? Pas du tout. Il se sent responsable de la disparition de Luna. Il ne s’en est jamais remis. Rongé par la culpabilité, il noie son anxiété dans la fumée lorsqu’il ne roule pas pour le club.
Et puis il y a La Serpenta.
Qui est-elle vraiment ? Une personne qui a tant souffert qu’elle répercute sa douleur sur le monde. Ses actes sont d’une violence brute, coupante, viscérale. Comment peut-elle se battre avec autant de précision, de vitesse, de finesse et de sang-froid ?
Derrière cette rage se cache une histoire. N’a-t-on pas l’habitude de dire qu’une vengeance est un plat qui se mange froid ? Dans la main de La Serpenta, aucune hésitation : chacun finit au fil de sa lame. Nul n’est épargné. Elle évolue sur une ligne ténue entre justice et vengeance, luttant contre ses propres émotions pour ne pas se perdre.
Mylo, comme chaque membre du club, mériterait son propre paragraphe tant l’autrice les développe avec soin. Rien n’est laissé au hasard : chaque mot, chaque réaction, chaque excès de colère trouve une explication parfaitement cohérente.
Une romance existe également entre deux protagonistes présentés plus tôt. Leurs retrouvailles sont douces et intenses à la fois, et très vite, les choses s’accélèrent. Les scènes d’amour sont détaillées, électriques, et offrent un véritable moment de répit dans cet univers sombre. Leur relation respire la bienveillance, l’écoute, la tendresse — qualités que l’on retrouve d’ailleurs dans toute la maisonnée. Aucun mot déplacé, aucune fausse note : seulement de l’amour brut et authentique.
Toutes les émotions des personnages sont palpables. Leurs réactions sont crédibles, humaines. On s’attache à chacun d’eux, parce qu’ils sonnent juste. Sarah nous réserve de nombreuses surprises. Elle m’a étonnée dès les premières pages. C’est la première fois que je lis un roman aussi sombre, aussi brutal, aussi réaliste. Je découvre avec effroi tout ce que le trafic d’enfants implique, tout ce que ces petits êtres peuvent endurer. La haine que j’ai ressentie envers les bourreaux reflète celle de La Serpenta au fil de ses combats.
Malgré la noirceur, on y trouve une force immense, de véritables valeurs, et une lueur d’espoir. Certaines révélations deviennent prévisibles, mais cela ne retire rien à la puissance des mots. Le début est rapide, mais on comprend vite que c’est nécessaire pour la suite. L’écriture de Sarah est splendide. Sa plume est fluide, magique, touchante. Son récit est poignant. Sortez les mouchoirs : moi-même, j’ai dû arrêter ma lecture quinze minutes pour sécher mes larmes après une simple phrase.
Les points de vue alternent avec finesse, offrant plusieurs angles sur une même scène, ce qui rend les réactions des personnages encore plus profondes. Sarah m’a fait rire et pleurer à travers les dialogues de chacun. L’intrigue est parfaitement construite, de A à Z. L’imagination de Sarah est phénoménale. Je suis restée bouche bée devant la fin, les révélations, tout ce qu’elle a imaginé. On sent les recherches, le travail, la passion. J’avais l’impression de passer de la lecture au cinéma, d’être dans la scène, d’assister aux combats sans pouvoir intervenir.
Je ne sais pas si je me remettrai un jour de cette lecture. Elle m’a touchée là où cela faisait mal, dans un endroit que je voulais oublier.
Je tiens toutefois à préciser un point : je n’ai pas d’enfant, alors je ne peux pas prétendre comprendre entièrement la douleur qu’on peut ressentir lorsqu’on en perd un. Je vous invite donc à lire d’autres avis pour avoir une vision plus complète.
Je vous encourage à vibrer aux côtés de Luna, Jeff, Mylo et toute la familia. Ce roman devient mon deuxième coup de cœur de 2025. Il m’a profondément transportée.